Bilingue, pour ou contre?

Written by  //  juin 30, 2010  //  Culture  //  2 Comments

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Mon mari et moi sommes venus vivre auprès de nos enfants pour le plaisir de les retrouver mais aussi parce que nous avions la certitude de pouvoir vivre en Français et que nos petits-enfants seraient de parfaits bilingues avant d’approfondir d’autres langues. Mes enfants me présentent comme une Ayatollah (ça peut se dire au féminin ? hum…) de la langue française, ce qui fait que je me trouve dans un pays où justement il s’exprime actuellement une grande inquiétude sur la pérennité de cette langue dans ce petit espace noyé dans l’océan anglophone, l’image est rebattue mais explicite. Si Bonaparte en avait eu les moyens, il n’aurait peut-être pas choisi de vendre la Louisiane aux Etats-Unis, un atout de plus, selon lui, pour affaiblir l’Angleterre (cf. un résumé instructif de cette Histoire : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/louisiane-2historique.htm) et une grande partie du continent nord-américain parlerait encore le Français. Il est sûrement urgent de tout faire pour sauvegarder la langue française au Québec, de peur qu’elle ne connaisse le sort de cette même langue en Louisiane. En réclamant (poliment) un service en Français dans les commerces montréalais, j’ai un peu, très peu, l’impression d’aider à cela.

Je ne m’offusque pas qu’un anglophone ou un allophone fasse des fautes de Français et je l’encourage surtout à communiquer, le principal étant de se faire comprendre. Mais lorsqu’un francophone émaille en permanence sa conversation d’incorrections ou d’incongruités, faute de faire l’effort de chercher la tournure correcte, cela me met hors de moi. Il y a là souvent de la paresse mais j’y vois surtout une certaine pose pour se rendre intéressant. De la même façon, Il faut bien constater qu’en France, depuis un certain temps, personne ne fait plus une phrase sans l’émailler de mots anglais, effet de mode sans doute mais qui affaiblit la langue.

Cependant, il serait ridicule de ne parler que le Français dans un pays d’immigration comme le Québec, pays où la plupart des habitants sautent de l’Anglais au Français dans la même phrase avec une facilité déconcertante. Parler plusieurs langues est un atout indéniable à tous les niveaux. Ce qui m’inquiète, à l’écoute de nombreux multilingues, c’est qu’ils parlent mal le Français, et mal l’Anglais à la fois, ne parlons pas de l’écriture… Est-ce une démission de l’Education nationale (c’est patent dans les pays francophones) ? Est-ce un certain laxisme au moment d’écrire un courriel, un SMS car on ne se sert que rarement maintenant de la plume sur une feuille blanche ? Est-ce une revendication de vieille casse-pied qui, elle, à la retraite, a le temps de réfléchir avant de s’exprimer ? Y a t’il d’autres voies à explorer pour expliquer cette tendance à la facilité dans nos pays trop gâtés ? Le débat est ouvert mais surtout je souhaiterais que son issue débouche sur des solutions concrètes pour nous amener à mieux parler notre langue, quelle qu’elle soit, nous faisant ainsi mieux apprécier notre identité.
Des idées ?

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Parallèlement à une vie professorale universitaire traditionnelle et à un parcours de formations multiples en développement personnel, j’ai pu bénéficier de l’enseignement de Maîtres européens, africains et asiatiques au cours de nombreux longs séjours à l’étranger. Cela m’a permis de concevoir une approche originale fondée sur le feng shui, la numérologie, le tarot, la psychogénéalogie et les constellations familiales. Installée au Québec depuis 7 ans (Montréal et Bromont), je donne des conférences, j’anime des constellations familiales et je reçois en consultation chez moi ou chez les patients. www.HarmonieInterieure.com

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2 Comments on "Bilingue, pour ou contre?"

  1. Sylvie %A %e %B %Y at %H:%M ·

    En tant que québécoise d’origine portugaise, parfaitement bilingue (Anglais) et polyglotte, je ne peux qu’abonder dans le même sens que vous Catherine! Soyons ouverts sur le monde certes! mais en étant surtout fiers nos atouts distinctifs! Le termine à l’instant la lecture des 100 raisons pour lesquelles nous devrions être fiers d’être québécois (Les Affaires semaine dernière) et la plupart font référence à notre culture, nos spécificités régionales.
    Comme dirait ma mère, ça commence au berceau!! Il faut absolument exiger de nos enfants qu’ils parlent correctement. Malgré les protestations de ma pré-ado: ” c’est pas grave maman de dire si ça serait….” EUH oui ma grande c’est grave… c’est pas comme ça qu’on dit…
    il ne faut jamais baisser les bras.
    Evidemment que mes enfants parlent ou parleront aussi l’anglais et je l’espère une autre langue, mais de grâce, maitrisons la nôtre en premier. Et c’est un apprentissage de tous les jours, pour nous tous, à la maison, au boulot, etc.

  2. Catherine %A %e %B %Y at %H:%M ·

    Merci de votre témoignage Sylvie, au berceau puis à l’école, nous devons effectivement, parents et enseignants, respecter et faire respecter notre langue, cela n’enlève rien aux autres langues. Restons vigilants.

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